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Tag: libéralisme

Libéraux et républicains, aux sources d’un désaccord

Référendums d’initiative populaire, citoyenneté québécoise, charte de la laïcité voilà les points de ruptures entre deux familles de pensées qui se font concurrence depuis le renouveau des débats identitaires dans le Québec du vingt et unième siècle.

Danic Parenteau, auteur du Précis républicains à l’usage des Québécois (éditions FIDES) fait face à Frédéric Bérard, auteur de La fin de l’État de droit? (éditions XYZ), dans un échange de 27 minutes sur ce qui devrait orienter l’avenir de la nation québécoise.

Lutte à la pauvreté, quel modèle suivre?

L’État endigue autant qu’il favorise la pauvreté. Tout dépend de la mission qu’on lui donne et des moyens qu’on lui accorde. C’est la thèse défendue par Pascale Dufour et Gérard Boismenu dans La pauvreté : quatre modèles sociaux en perspective (PUM, 2011). Pour comprendre la pauvreté qui affecte les populations, il faut sortir du raisonnement anecdotique qui explique le phénomène comme l’unique résultat des trajectoires de vie individuelles. Deux constats s’imposent depuis une trentaine d’années chez ceux qui étudient ce fléau qui n’en finit plus de se réincarner sous d’autres formes. D’abord, rappellent les professeurs à l’Université de Montréal, le travail ne garantit plus de nos jours une protection contre le manque de l’essentiel. Ensuite, les pauvres se ressemblent d’un pays à l’autre. Ils ont un sexe, un âge et une origine. Aînés, jeunes, immigrants, femmes et enfants sont les figures les plus répandues de ce phénomène de masse qui transcende les frontières.

Paradis fiscaux, souveraineté criminelle (entrevue avec Alain Deneault)

La mondialisation, par la facilité des transferts qu’elle permet, amène en effet un nombre croissant d’individus et d’entreprises à ne plus se demander si un acte est répréhensible par lui-même, mais s’il existe un moyen de l’effectuer en toute légalité quelque part dans le monde.
Marie-Christine Dupuis-Danon, PUF, 2004

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Malgré les deux procès qui le suivent depuis la publication de son dernier livre, Alain Deneault n’a pas changé son fusil d’épaule. L’auteur de Noir Canada (Ésocosociété, 2008) n’a pas abandonné les sujets qui font honneur à la démocratie. Dans son dernier livre, le spécialiste de la sociologie de Georg Simmel s’est attardé à penser la thématique nébuleuse des paradis fiscaux.

Ce thème qui, à première vue,  ne semble évoquer que des questions de fiscalités se révèle bien plus sombre et lugubre après la lecture d’Offshore : Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (Écosociété, 2010). Tout d’abord, précise-t-il : «rien de plus faux, rien de plus restrictif, et inapproprié, que de limiter offshore le phénomène et à la seule idée négative d’un ailleurs de la finance où fuient les capitaux et s’évadent ses titulaires, comme si cet exode ouvrait sur des «économies parallèles» qu’on s’entête à présenter comme marginales et anormales». En ce sens, les paradis fiscaux et ce qu’on nomme généralement comme l’offshore «sont des juridictions politiques sur mesure qui permettent de peser de manière décisive sur le cours historique des choses sans devoir répondre de quelque principe démocratique que ce soit».

C’est pourquoi les rapports entre paradis fiscaux, finance mondialisée et crime organisé sont généreusement féconds. Comme il le souligne à de nombreuses reprises : «le monde sans loi de la finance [offshore] qui s’ouvre [au crime organisé] permettra non seulement un développement exponentiel à l’échelle internationale de leur activité, mais également un métissage de leurs fonds avec ceux d’activités licites encore encadrées par les États de droit, de façon à ce qu’on ne puisse désormais plus distinguer l’argent du crime de celui qui circule en fonction de régies formelles.»

Contre-intuitivement, le champ lexical du livre d’Alain Deneault qui aurait-on cru limité au thème de l’économie et de la finance, en rejoint d’autres bien plus préoccupant : drogue, prostitution, pédophilie, financement terroriste, sectes, activités mafieuses, blanchiment d’argent, vente d’arme. En plus de cette volonté de penser l’objet offshore le plus globalement possible, Alain Deneault n’a pas perdu cette audace, rare dans le monde universitaire, qui est de nommer clairement et explicitement les acteurs qui organisent le monde d’aujourd’hui à leur avantage. Les exemples de pratiques d’évasion fiscale, de dumping environnemental, de corruption sont abondants dans ce livre qui brosse un portrait général du sujet, de l’origine des paradis fiscaux au XVIe siècle en Hollande à la pénétration de l’offshore dans la culture cinématographique.

Alain Deneault, titulaire d’un doctorat de l’Université Paris VIII sur la sociologie de l’argent de Georg Simmel a accepté l’invitation des publications s’est livré à une entrevue devant public pour parler de son dernier livre. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

Prostitution et traite des êtres humains (entrevue avec Richard Poulin)

Une véritable ligne de fracture oppose ceux qui définissent la prostitution comme un « travail » et une vente de « services sexuels », qui veulent la faire reconnaître comme un choix […] et ceux pour qui le système prostitutionnel est une des formes de la violence faite aux femmes, une disposition du pouvoir masculin et une violation des droits (Richard Poulin, CRS-UQAM, 2008)

Entrevue avec Richard Poulin, 35 minutes, MP3.

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Richard Poulin a publié près de 30 livres sur les thèmes de la prostitution, de la violence sexuée et de l’exploitation sexuelle. Pour lui, la façon dont on parle de la prostitution de nos jours relève de l’euphémisme. La prostitution, dit-il, n’est pas qu’un service en échange d’argent, elle constitue «une institution sociale à l’usage quasi exclusif des hommes». «Essentiellement vouée au plaisir masculin», les hommes ne vont pas nécessairement chercher dans cette activité que de la sexualité, mais aussi pour exercer un rapport de pouvoir. C’est pourquoi Richard Poulin refuse d’employer le terme client et préfère celui de prostitueur,  un terme qui met en évidence le rapport de force des relations sociales et individuelles qu’il étudie depuis 30 ans maintenant.

Selon ce qu’on peut lire dans l’article qu’il a publié dans Les Cahiers de recherche  sociologie du département de sociologie de l’UQAM, au Canada, environ 80% des adultes en situation de prostitution ont commencé à l’adolescence. « L’âge moyen de recrutement, souligne-t-il, tourne autour de quatorze ans. Le même phénomène est noté dans les autres pays capitalistes dominants. Dès lors, l’opinion selon laquelle la grande majorité des personnes en situation de prostitution exercent un libre choix de travail relève de la profession de foi. »

Le parcours de vie des personnes prostituées est souvent lié à une enfance trouble, on observe souvent un passage « de la prostitution occasionnelle de survie à la prostitution régulière ». Ainsi, dit-il,  «les agressions sexuelles dans l’enfance étant l’une des grandes causes de la fugue des jeunes. [Des] recherches montrent un lien étroit entre la probabilité d’intégrer la prostitution et le fait de quitter le milieu familial à un âge précoce d’avoir été victime de violence sexuelle dans l’enfance et dans le cas des jeunes hommes, d’avoir subi des discriminations et des violences dues à leur orientation sexuelle».

Les arguments de Richard Poulin ne s’arrêtent pas à l’analyse du profil familial et psychologique des femmes prostituées, les thèmes de la violence, de l’agression et du suicide reviennent souvent dans ses dernières publications. Comme il le souligne, « les femmes prostituées au Canada connaissaient, au début des années 1990, un taux de mortalité quarante fois supérieur à la moyenne nationale et risquaient vingt fois plus l’assassinat. Ces taux sont peut-être encore plus élevés : les femmes prostituées seraient de soixante à cent vingt fois plus souvent agressées physiquement et victimes d’assassinat que tout autre groupe social. Chez les escortes, les tentatives de suicide et les taux de suicide sont les plus élevés au pays, toute catégorie sociale confondue ».

Pour Richard Poulin, qui ne cache pas ses postulats marxistes, l’argent public doit servir prioritairement à lutter contre la prostitution en soi plutôt que de viser à améliorer les conditions de cette activité. Selon lui, plutôt que d’aménager politiquement une zone légale qui favorise cette activité et qui en amplifie la présence sociale, mieux vaut offrir de façon soutenue une réinsertion sociale dans le monde de l’emploi, hors de la drogue et des milieux prostitutionnels.

Le professeur de sociologie de l’Université d’Ottawa a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour parler de ses dernières publications. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cette page.

Bibliographie de l’entrevue
a) Cahiers de recherche sociologique, no. 45 (Liber, 2008)
b) Prostitution et traite des êtres humains, enjeux nationaux et internationaux (L’Interligne, 2009)
c) Les meurtres en série et de masse (Sisyphe, 2009)
d) Abolir la prostitution, manifeste (Sisyphe, 2006)

Mouvements sociaux et droits fondamentaux (entrevue avec Dorval Brunelle)

Si les mouvements jouent un rôle déterminant dans la revendication et la reconnaissance des droits, par où transitent les revendications des investisseurs et des banquiers ? Pourquoi ceux-ci n’ont-ils pas besoin de mouvements sociaux pour défendre leurs intérêts ? Bien sûr, banquiers et investisseurs disposent de leurs propres associations de banquiers, organisations professionnelles, chambres de commerce, groupes d’intérêts et autres lobbies qui, non seulement ont un accès direct et privilégié au pouvoir politique, mais qui jouissent surtout d’une véritable rente de situation à travers le mécanisme de la circulation des élites et celui de la cooptation des postes. Ces alliances, ces accords et ces accointances assurent la pleine reconnaissance et la plus grande effectivité à ces droits.
(Dorval Brunelle, PUL, 2009)

Dorval Brunelle enseigne la sociologie de la mondialisation et du droit à l’UQAM depuis de nombreuses années. Depuis le début des années 1980, il a écrit sur de nombreux sujets : les partenariats public-privés, le libre-échange en Amérique, la globalisation et aussi sur les mouvements sociaux de l’Amérique latine.

C’est dans la collection verbatim des Presses de l’Université Laval, qu’il a publié une de ses dernières conférences. Dans L’autre société civile, les mouvements sociaux et la lutte pour les droits fondamentaux, l’actuel directeur de l’Institut d’Études Internationales de Montréal (IEIM) explique qu’aujourd’hui les mouvements sociaux sont considérés comme des sources essentiels de progrès puisqu’en permettant « aux exclus d’hier d’accéder à la pleine citoyenneté »,  ces mouvement « jouent un rôle déterminant dans la construction de la société et dans le changement social ».

Son dernier livre effectue un bon rappel des ambitions fondamentales et du contexte de la Déclaration universelles des droits de l’homme, de la transformation importante du système international de l’ONU depuis sa création, de la hiérarchie qui a pris place entre les droits sociaux et politiques par rapport aux droits des biens et de la propriété. Le professeur explique aussi les liens entre la fin de la Guerre froide et l’érection de « la libéralisation des marchés qui prend nettement le dessus sur tous les autres enjeux à compter de la chute du mur de Berlin, comme en témoigne la multiplication des accords de libre-échange négociés entre les pays » et « la montée en puissance d’organisations internationales à vocation économique comme la Banque mondiale, le FMI et surtout l’OMC ». Mais, rappelle-t-il, « loin de s’être avéré un grand égalisateur ou même un grand régulateur, comme certains l’ont prétendu, le recours au marché a plutôt produit exactement l’inverse, il a accru les inégalités comme jamais et il a semé la discorde – voire le chaos – partout où il s’est imposé. »

Dorval Brunelle ne fait pas preuve d’angélisme en ce qui concerne le progrès et les luttes qui lui sont nécessaires pour l’obtention et le maintient des droits. « Il faut rappeler, dit-il, que les droits fondamentaux et les droits sociaux sont, toujours et partout, le résultat de rapports de force et que le maintient de ce rapport est essentiel pour assurer la reconnaissance même des droits en question. »

Dorval Brunelle a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter cette entrevue :

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Cette entrevue est aussi disponible en format MP3 en cliquant ici.

Les idéologies politiques (entrevue avec Ian Parenteau)

Espérer saisir la réalité sans la médiation d’un déchiffrage idéologique est quelque chose d’impossible; tout au mieux, ce qui se donnerait alors à voir serait quelque chose de complètement sans intérêt […] puisque complètement dépourvue de sens. (Parenteau et Parenteau, PUQ, 2008)

Qu’est-ce qu’une idéologie? Comment est apparue la distinction gauche/droite? Pourquoi l’écologisme peut-il être considéré comme une idéologie? Un être humain peut-il être dépourvu de toute idéologie? Voilà les questions auxquelles répondent les deux frères politologues Danic et Ian Parenteau dans leur dernier livre synthétique, Les idéologies politiques : Le clivage gauche droite (PUQ, 2008).

Ian Parenteau a accepté l’invitation des publications universitaires. Dans cette entrevue, il a été interrogé sur divers sujets :

  • Malgré leur hantise réciproque de l’État, pourquoi l’anarchie et le libertarianisme sont-ils des idéologies différentes l’une de l’autre?
  • Quel est le principe général qui permet de distinguer la gauche de la droite?
  • Le clivage gauche droite est-il encore pertinent aujourd’hui?
  • Pourquoi le nationalisme peut-il être autant classé dans le camp droit que dans le camp gauche?
  • Sur quoi repose la célèbre querelle entre les anarchistes et les communistes?
  • Quels sont les traits les plus importants de l’idéologie libérale?

Pour écouter l’entrevue, cliquez sur le lecteur ci-dessous :

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Le conservatisme américain

Écoutez une entrevue avec Louis Balthazar, Greg Robinson et Julien Tourreille à propos du collectif (Le conservatisme américain, un courant qui a transformé les États-Unis, PUQ, 2007) dans lequel ils ont chacun signé un article. Dans l’entrevue il a été quesiton de plusieurs sujets :

  • L’accroissement de la polarisation de l’électorat américain;
  • Le déclin des valeurs libérales vers la fin des années soixante suivi de la domination du courant conservateur aux États-Unis;
  • l’influence des lobbies religieux dans la sphère politique;
  • les racines conservatrices du mouvement pour le mariage gay;
  • la distribution des votes républicains et démocrates en fonction de la géographie américaine;
  • Barack Obama et Hillary Clinton.

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Vous pouvez également télécharger l’entrevue en format MP3 en cliquant ici.

Dérive globale (entrevue avec Dorval Brunelle)

Cette semaine à l’émission, nous nous sommes entretenus avec le sociologue Dorval Brunelle. En plus d’être directeur de l’Observateur des Amérique, Dorval Brunelle a écrit ou dirigé plusieurs livres sur le thème de la mondialisation et du libre-échange.

Son dernier livre, Dérive globale (Boréal, 2003) a été traduit en anglais aux presses de l’Université de la Colombie-Britannique. (UBCPress 2007). Dans l’entrevue, il a été question de plusieurs sujets liés à la mondialisation, dont :

  • le fonctionnement de l’ONU;
  • les racines historiques de l’ALÉNA et les effets de ce Traité sur l’économie canadienne;
  • le Partenariat sur la Sécurité et la Prospérité (PSP);
  • la structure de la pensée libérale;
  • le Forum Social Mondial (FSM) comparé au Forum Économique Mondial (FEM);

Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter l’entrevue (45 minutes) :

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Vous pouvez également télécharger l’émission en format MP3, en cliquant ici.