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Tag: histoire

La conquête de la Nouvelle-France

Revisitez la conquête de la Nouvelle-France dans une entrevue avec Denis Vaugeois, éditeur chez Septentrion et autrefois et ministre de la Culture sous René Lévesque, au sujet des deux tomes de Vivre la Conquête (Septentrion, 2013, 2014).

Correspondance de Louis-Joseph Papineau (entrevue avec Yvan Lamonde)

Entrevue avec Yvan Lamonde, 45 minutes (MP3)

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Le spectre de Louis-Joseph Papineau est entouré de nombreux mythes. Plusieurs d’entre eux sont mis à rude épreuve dans le dernier livre d’Yvan Lamonde : Signé Papineau : correspondance d’un exilé (PUM, 2009). Ayant passé le cap des 50 livres, le professeur retraité de l’Université McGill a épluché la correspondance de Papineau dont une bonne partie était encore restée vierge de toute recherche jusque dans les années 1990.

Le dernier livre du professeur est une analyse bien organisée des 1500 lettres que l’homme politique a échangées avec sa famille et ses alliés d’arme. Dans ce livre, l’idée d’un Papineau souverainiste avant l’heure est corrigée par Yvan Lamonde qui souligne avant tout l’attachement au régime seigneurial et à l’annexion du Québec aux États-Unis de Louis-Joseph Papineau.

Yvan Lamonde a accepté l’invitation des publications universitaires et s’est déplacé aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

Les Réformistes (entrevue avec Éric Bédard

Par-delà le siècle et demi qui nous sépare des réformistes, j’ai eu l’impression de retrouver des incertitudes similaires face à l’avenir. Comme nous, les réformistes vivent les lendemains troubles de grandes espérances. Leur temps n’est ni celui des mythes fondateurs ni celui des Grands Soirs. C’est un temps désenchanté, morose même ; un temps de prudence et non d’élans prophétiques. En allant vers les réformistes, mon but n’était pas de réhabiliter des personnages « illustres » ou de dénicher un programme d’action pour l’avenir. J’ai plutôt voulu comprendre les questions qu’ils s’étaient posées et les réponses qu’ils avaient fournies, et voir comment, par la pensée et par l’action, ils avaient conjuré les angoisses d’un présent incertain.  (Éric Bédard, Boréal, 2009)

Entrevue, Éric Bédard, 50 minutes, (MP3)

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Refusant l’idée d’annexion du Québec aux États-Unis chère à Louis-Joseph Papineau, conscient qu’aucun secours ne viendrait de la France et résiliés par l’impossibilité de vaincre le plus puissant empire colonial de l’époque, une nouvelle génération d’hommes politiques a pris place au Canada français à la suite des rébellions des patriotes et de l’Acte d’Union de 1840. C’est dans l’atmosphère de la fin des grands espoirs et d’un pragmatisme bien visible que ces nouvelles figures ont décidés d’investir les institutions en place pour faire progresser le Canada français par plusieurs réformes au milieu du XIXe siècle.

Éric Bédard, professeur à la Télé-Université du Québec, est l’auteur du premier essai d’envergure sur cette période politique charnière de notre histoire. Dans son dernier livre, Les Réformistes. Une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle, il distingue clairement cette génération de la précédente : « La génération patriote, dit-il, avait vécu d’espoirs, elle avait tenté de jeter les bases d’un monde nouveau [alors que] la génération réformiste a été hantée par la débâcle militaire de 1837 ». Les ambitions de ces derniers étaient bien humbles : « préserver l’essentiel de ce qu’avait légué les générations précédentes, faire du Canada français une nationalité bien de son temps ».

Âgés de 36 ans en moyenne et tous « d’origine très modeste » les réformistes avaient pour figures de proue des Étienne Parent, Louis-Hippolyte LaFontaine et Auguste Norbert-Morin. Avec ce livre, Éric Bédard voulait aborder ces personnages mal connus de notre histoire « en tant que véritables acteurs politiques, maîtres de leur destin et de celui de leur pays, et non comme les marionnettes d’un quelconque système anonyme ou comme les pantins d’une prétendue “classe dominante”».

Pour le professeur, la réputation des réformistes a été assombrie par l’historiographie depuis quelques décennies puisque les représentations que nous avons d’eux comme étant des « Canadiens français de service » ou comme des « collaborateurs serviles de l’Empire britannique, sinon comme des « parvenus » » sont nombreuses. Dans son dernier livre, Éric Bédard voulait « revenir sur cette période troublée de notre histoire, afin de mieux comprendre les choix des réformistes, d’éclairer leur lecture du contexte et les conclusions qu’ils ont tirées de ces événements tragiques ».

Éric Bédard a accepté l’invitation des publications universitaires. Il s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour répondre à nos questions. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cette page.

L’égo-mémoire des Québébec (entrevue avec Yves Tremblay)

Cette division entre histoire et mémoire est commode, mais dangereuse. Il n’y a pas de « double exigence éthique », il n’y en a qu’une seule. Je dirais même que la mémoire théorisée de la sorte est ennemie de l’histoire ; l’histoire n’a pas à servir de caution ni même à fournir de données à la mémoire […] Elle est mémoire vraie ou n’est pas. […] Une telle rhétorique justifie manipulation, sélectivité des données historiques et instrumentalisation de l’histoire
(Yves Tremblay, Athéna, 2009)

Yves Tremblay est historien au ministère de la Défense nationale à Ottawa. Spécialiste de l’histoire militaire, dans son dernier livre, il fait une sortie en règle contre l’annulation de la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham qui aurait du avoir lieu lors de l’été 2009 dans le cadre du 250e anniversaire de cette défaite.

Pour lui, la reconstitution (terme à ne pas confondre avec célébration) était un événement légitime. Dans les chapitres de son livre, Yves Tremblay, reconstitue l’historique de l’annulation de cet événement et s’attarde à expliquer en quoi « l’égo-mémoire » des Québécois est à l’origine du rejet de l’événement.

L’égo-mémoire, cette façon de se représenter l’histoire selon les caprices de notre égo collectif, est, entre autres, le résultat d’un enseignement de l’histoire qui « fait pitié » au Québec. En plus de cette déficience au niveau de la diffusion, la recherche académique est également à blâmer puisqu’à « peu près toutes les guerres de l’époque de la Nouvelle-France à aujourd’hui, dit-il, sont des non-sujets dans les départements d’histoire des universités francophones du Québec ».

Yves Tremblay critique particulièrement le travail du journal Le Devoir, qui a fait preuve « d’acharnement » et de mauvaise foi éditoriale dans ce dossier, ce qui « détonne » pour « ce respectable quotidien » selon lui. La position de l’historien à propos de l’annulation de la reconstitution du 250e anniversaire est sans équivoque : l’establishment nationaliste québécois a « manipulé à des fins politiques » l’histoire de la défaite de 1759.

Yves Tremblay s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre, Plaines d’Abraham, essai sur l’égo-mémoire des Québécois (Athéna, 2009).

Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur ci-dessous :

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Vous pouvez également télécharger l’entrevue en format MP3.