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Décortiquer l’immigration au Québec

Guillaume Marois, doctorant à l’INRS de Montréal, a remporté le prix du meilleur mémoire de maîtrise portant sur la démographie canadienne. Benoît Dubreuil, postdoctorant en philosophie à l’UQAM, a coordonné le site politiquessociales.net pendant plusieurs années. Tous les deux, ils ont décidé de s’attaquer à un mythe solidement ancré au Québec. Dans Le remède imaginaire : pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec, ils avancent contre le courant de l’opinion populaire. Ils défendent, quantité de chiffres à l’appui, qu’une ouverture accrue à l’immigration ne sera d’aucune utilité pour freiner le vieillissement de la population ou pour combler les diverses pénuries de main-d’oeuvre que connaîtra le Québec dans les prochaines années.

Un livre pour la fin
Entretien avec André Poupart, professeur honoraire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, à propos de son essai Adaptation et immutabilité en droit musulman : l’expérience marocaine.

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Merci au service de location de caméra Loucam pour son soutien.

Laïcité, un débat sans frontières

Micheline Milot n’en est pas à son premier livre sur la laïcité. Depuis plusieurs années, elle donne des conférences partout dans le monde sur ce sujet qui interpelle sensiblement toutes les sociétés démocratiques. La thèse de son dernier livre est bien claire : la laïcité n’est pas l’exclusivité de la France; une diversité de modèles laïcs existe dans le monde. La codirectrice du Centre d’études ethniques des universités montréalaises et professeure au Département de sociologie de l’UQAM, sera avec nous pour parler du livre très attendu qu’elle a signé avec Jean Baubérot : Laïcités sans frontières.

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Merci au magazine Spirale pour son soutien.

Le Devoir sous Henri Bourassa et Gérard Filion

Pierre Anctil a lu tous les éditoriaux du journal Le Devoir de sa fondation en 1910 jusqu’au départ de son fondateur, Henri Bourassa, en 1932. Sur un total de 6 600 textes recensés, il n’en a conservé qu’une soixantaine. Le professeur d’histoire à l’Université d’Ottawa sera avec nous pour parler des grandes orientations intellectuelles et politiques de ce journal pendant les 22 premières années de son existence telles qu’on peut les découvrir dans son livre : Fais ce que dois : 60 éditoriaux pour comprendre Le Devoir sous Henri Bourassa.

Notre deuxième invité, Michel Lévesque, est politologue et historien. Il s’est consacré lui aussi à ce même exercice d’hyperécrémage. Il a lu et classé tous les éditoriaux du même quotidien tels qu’ils ont été publiés sous la direction de Gérard Filion de 1947 à 1963. Il sera avec nous pour parler de son livre : À la hache et au scalpel : 70 éditoriaux pour comprendre Le Devoir sous Gérard Filion.

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Merci au Devoir pour sa contribution à la visibilité de cette émission.

Paradis fiscaux, souveraineté criminelle

Alain Deneault est docteur en philosophie de l’Université Paris VIII, chargé de cours et postdoctorant en sociologie à l’UQAM. Il sera avec nous pour questionner le pouvoir grandissant que détiennent les paradis fiscaux dans l’économie contemporaine. Son livre Offshore : paradis fiscaux et souveraineté criminelle est le premier livre québécois qui vise à circonscrire l’objet nébuleux qu’est l’offshore et qui permet de comprendre toute la puissance que ces entités ont amassée en faisant fi des règles des sociétés démocratiques. Nous profiterons également de sa présence pour tenter de faire le pont entre la sociologie des paradis fiscaux et la philosophie de l’argent de Georg Simmel en parlant de la traduction qu’il a fait du livre L’argent dans la culture moderne et autres essais sur l’économie de la vie et en explorant la contribution qu’il a faite dans Georg Simmel et les sciences de la culture.

Un livre pour la fin
André Poupart est professeur honoraire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il sera avec nous pour parler de l’évolution du droit en terre d’Islam en répondant à quelques questions à propos de son livre Adaptation et immutabilité en droit musulman : l’expérience marocaine.

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Merci à la Faculté des sciences humaines pour son soutien.

Histoire politique du Québec. Entrevue avec Éric Bédard

Éric Bédard est professeur d’histoire à la TÉLUQ. Il sera avec nous pour parler de l’histoire politique du Canada français d’après les rébellions des patriotes. Son livre Les Réformistes : une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle lui a valu le premier Prix de la Présidence de l’Assemblée nationale.

Pour approfondir l’histoire politique de la belle province, Éric Bédard et Mathieu Bock-Côté, candidat au doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, nous parleront aussi de leurs contributions dans Duplessis : son milieu, son époque et dans Histoire intellectuelle de l’indépendantisme québécois.

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Merci aux Cahiers de lectures pour le soutien.

L’extrême droite québécoise. Entrevue avec Jean-François Nadeau

Jean-François Nadeau est historien et directeur des pages culturelles au journal Le Devoir. Biographe spécialiste des personnages politiques, il sera avec nous pour rappeler la vie des deux derniers monuments de l’extrême droite québécoise. Nous consacrerons la première partie de l’émission à l’adaptation de sa thèse de doctorat, Robert Rumilly : l’homme de Duplessis; et l’autre à Adrien Arcand : führer canadien. Le fondateur du journal Le Couac et de la maison d’édition Comeau-Nadeau nous présentera également le livre qu’il a dirigé pour célébrer le 100e anniversaire du quotidien d’Henri Bourassa : Le Devoir – un siècle québécois.

Un livre pour la fin
Jean-François Lessard, postdoctorant et chargé de cours en science politique à l’UQAM, est d’avis que le nazisme n’est pas en contradiction avec la modernité, mais que cette idéologie est un des multiples traits qui la compose. C’est la thèse qu’il défend dans le livre Le nazisme et nous : la modernité et ses dérapages.

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Merci aux Cahiers de lecture pour leur soutien.

Gaz de schiste. Entrevue avec Normand Mousseau

Normand Mousseau est professeur titulaire au Département de physique de l’Université de Montréal. Son dernier livre, La révolution des gaz de schiste, est le seul qui traite exclusivement de ce sujet en langue française et anglaise. En plus de nous référer à lui pour ce sujet de l’heure, nous en profiterons pour faire le point sur la crise pétrolière dans le monde en parlant d’Au bout du pétrole : tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique; sans négliger les enjeux qui concernent le Québec dans son ensemble en parlant de L’avenir du Québec passe par l’indépendance énergétique.

Un livre pour la fin
Entretien avec Éric Bédard, professeur d’histoire à la TÉLUQ, à propos du collectif Par-delà l’école machine : critiques humanistes et modernes de la réforme pédagogique au Québec.

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Merci aux Cahiers de lecture pour leur soutien.

Paradis fiscaux, souveraineté criminelle (entrevue avec Alain Deneault)

La mondialisation, par la facilité des transferts qu’elle permet, amène en effet un nombre croissant d’individus et d’entreprises à ne plus se demander si un acte est répréhensible par lui-même, mais s’il existe un moyen de l’effectuer en toute légalité quelque part dans le monde.
Marie-Christine Dupuis-Danon, PUF, 2004

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Malgré les deux procès qui le suivent depuis la publication de son dernier livre, Alain Deneault n’a pas changé son fusil d’épaule. L’auteur de Noir Canada (Ésocosociété, 2008) n’a pas abandonné les sujets qui font honneur à la démocratie. Dans son dernier livre, le spécialiste de la sociologie de Georg Simmel s’est attardé à penser la thématique nébuleuse des paradis fiscaux.

Ce thème qui, à première vue,  ne semble évoquer que des questions de fiscalités se révèle bien plus sombre et lugubre après la lecture d’Offshore : Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (Écosociété, 2010). Tout d’abord, précise-t-il : «rien de plus faux, rien de plus restrictif, et inapproprié, que de limiter offshore le phénomène et à la seule idée négative d’un ailleurs de la finance où fuient les capitaux et s’évadent ses titulaires, comme si cet exode ouvrait sur des «économies parallèles» qu’on s’entête à présenter comme marginales et anormales». En ce sens, les paradis fiscaux et ce qu’on nomme généralement comme l’offshore «sont des juridictions politiques sur mesure qui permettent de peser de manière décisive sur le cours historique des choses sans devoir répondre de quelque principe démocratique que ce soit».

C’est pourquoi les rapports entre paradis fiscaux, finance mondialisée et crime organisé sont généreusement féconds. Comme il le souligne à de nombreuses reprises : «le monde sans loi de la finance [offshore] qui s’ouvre [au crime organisé] permettra non seulement un développement exponentiel à l’échelle internationale de leur activité, mais également un métissage de leurs fonds avec ceux d’activités licites encore encadrées par les États de droit, de façon à ce qu’on ne puisse désormais plus distinguer l’argent du crime de celui qui circule en fonction de régies formelles.»

Contre-intuitivement, le champ lexical du livre d’Alain Deneault qui aurait-on cru limité au thème de l’économie et de la finance, en rejoint d’autres bien plus préoccupant : drogue, prostitution, pédophilie, financement terroriste, sectes, activités mafieuses, blanchiment d’argent, vente d’arme. En plus de cette volonté de penser l’objet offshore le plus globalement possible, Alain Deneault n’a pas perdu cette audace, rare dans le monde universitaire, qui est de nommer clairement et explicitement les acteurs qui organisent le monde d’aujourd’hui à leur avantage. Les exemples de pratiques d’évasion fiscale, de dumping environnemental, de corruption sont abondants dans ce livre qui brosse un portrait général du sujet, de l’origine des paradis fiscaux au XVIe siècle en Hollande à la pénétration de l’offshore dans la culture cinématographique.

Alain Deneault, titulaire d’un doctorat de l’Université Paris VIII sur la sociologie de l’argent de Georg Simmel a accepté l’invitation des publications s’est livré à une entrevue devant public pour parler de son dernier livre. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

Interventionnisme linguistique au Québec (entrevue avec Lionel Meney)

Entrevue avec Lionel Meney, 49 min (MP3)

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Lionel Meney a été professeur de français, de russe et de traduction pendant 35 ans.  Depuis 1969, il s’intéresse au français parlé au Québec. Cette passion bien particulière l’a mené, 30 ans plus tard, à la publication du Dictionnaire québécois français (Guérin, 1999).

Dans sa carrière, Lionel Meney a fait valoir son expertise de linguiste dans plusieurs organismes et institutions au Québec : le Conseil supérieur de la langue française, l’Office Québécois de la langue française, la Société Radio-Canada et aussi pour le gouvernement du Québec.

Dans son dernier livre, Main basse sur la langue : Idéologie et interventionnisme linguistique au Québec (Liber, 2010), le professeur retraité du département de langues, linguistique et de traduction de l’Université Laval, fait une sortie en règle contre le courant linguistique «dominant» au Québec : l’endogénisme linguistique. L’ambition générale de ce courant est d’instituer une autre norme linguistique au Québec : le français québécois standard, plutôt que celui qui est commun aux autres pays de la francophonie : le français standard international.

À propos de cette volonté, qu’on dit « consensuelle », d’instituer une norme propre au Québec, Lionel Meney répond que d’affirmer « qu’il y a consensus, c’est dénier à ceux qui ont une opinion différente la possibilité même de l’exprimer […] quand ils font des consultations ou organisent des colloques sur ce consensus, les endogénistes évitent soigneusement d’inviter ceux qui ne pensent pas comme eux ».

Lionel Meney a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est déplacé au studio de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

La tentation de l’Orient (entrevue avec Barthélémy Courmont)

Entrevue avec Barthélémy Courmont, 49 minutes (MP3)

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L’invité, son livre
Barthélémy Courmont
est titulaire par intérim de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Depuis une dizaine d’années, il a publié plusieurs livres sur la géopolitique des pays de l’Asie-Pacifique. Dans son dernier livre, La tentation de l’Orient. Une nouvelle politique américaine en Asie-Pacifique (Septentrion, 2010), il examine les changements observables au sein de l’administration Obama  dans cette région. Son livre fait l’analyse détaillée de plusieurs enjeux importants dans cette zone qui évolue rapidement : la présence américaine en tant que puissance asiatique et les relations bilatérales entre Washington, Pékin, Séoul, Tokyo et Pyongyang.

L’entrevue
Comment Washington peut-elle être une puissance asiatique? La Corée-du-Nord détient-elle vraiment l’arme nucléaire? Le successeur de Georges W. Bush s’intéresse-t-il plus sérieusement à la montée en puissance de la Chine? L’administration Obama s’est-elle entourée d’experts et de conseillers mieux qualifiés qu’auparavant pour appréhender l’actuel basculement du « centre du monde » des États-Unis vers l’Asie de l’Est? Voilà quelques-unes des questions auxquelles Barthélémy Courmont a accepté de répondre en se rendant aux studios de CHOQ FM.

Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

Correspondance de Louis-Joseph Papineau (entrevue avec Yvan Lamonde)

Entrevue avec Yvan Lamonde, 45 minutes (MP3)

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Le spectre de Louis-Joseph Papineau est entouré de nombreux mythes. Plusieurs d’entre eux sont mis à rude épreuve dans le dernier livre d’Yvan Lamonde : Signé Papineau : correspondance d’un exilé (PUM, 2009). Ayant passé le cap des 50 livres, le professeur retraité de l’Université McGill a épluché la correspondance de Papineau dont une bonne partie était encore restée vierge de toute recherche jusque dans les années 1990.

Le dernier livre du professeur est une analyse bien organisée des 1500 lettres que l’homme politique a échangées avec sa famille et ses alliés d’arme. Dans ce livre, l’idée d’un Papineau souverainiste avant l’heure est corrigée par Yvan Lamonde qui souligne avant tout l’attachement au régime seigneurial et à l’annexion du Québec aux États-Unis de Louis-Joseph Papineau.

Yvan Lamonde a accepté l’invitation des publications universitaires et s’est déplacé aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cet article.

Prostitution et traite des êtres humains (entrevue avec Richard Poulin)

Une véritable ligne de fracture oppose ceux qui définissent la prostitution comme un « travail » et une vente de « services sexuels », qui veulent la faire reconnaître comme un choix […] et ceux pour qui le système prostitutionnel est une des formes de la violence faite aux femmes, une disposition du pouvoir masculin et une violation des droits (Richard Poulin, CRS-UQAM, 2008)

Entrevue avec Richard Poulin, 35 minutes, MP3.

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Richard Poulin a publié près de 30 livres sur les thèmes de la prostitution, de la violence sexuée et de l’exploitation sexuelle. Pour lui, la façon dont on parle de la prostitution de nos jours relève de l’euphémisme. La prostitution, dit-il, n’est pas qu’un service en échange d’argent, elle constitue «une institution sociale à l’usage quasi exclusif des hommes». «Essentiellement vouée au plaisir masculin», les hommes ne vont pas nécessairement chercher dans cette activité que de la sexualité, mais aussi pour exercer un rapport de pouvoir. C’est pourquoi Richard Poulin refuse d’employer le terme client et préfère celui de prostitueur,  un terme qui met en évidence le rapport de force des relations sociales et individuelles qu’il étudie depuis 30 ans maintenant.

Selon ce qu’on peut lire dans l’article qu’il a publié dans Les Cahiers de recherche  sociologie du département de sociologie de l’UQAM, au Canada, environ 80% des adultes en situation de prostitution ont commencé à l’adolescence. « L’âge moyen de recrutement, souligne-t-il, tourne autour de quatorze ans. Le même phénomène est noté dans les autres pays capitalistes dominants. Dès lors, l’opinion selon laquelle la grande majorité des personnes en situation de prostitution exercent un libre choix de travail relève de la profession de foi. »

Le parcours de vie des personnes prostituées est souvent lié à une enfance trouble, on observe souvent un passage « de la prostitution occasionnelle de survie à la prostitution régulière ». Ainsi, dit-il,  «les agressions sexuelles dans l’enfance étant l’une des grandes causes de la fugue des jeunes. [Des] recherches montrent un lien étroit entre la probabilité d’intégrer la prostitution et le fait de quitter le milieu familial à un âge précoce d’avoir été victime de violence sexuelle dans l’enfance et dans le cas des jeunes hommes, d’avoir subi des discriminations et des violences dues à leur orientation sexuelle».

Les arguments de Richard Poulin ne s’arrêtent pas à l’analyse du profil familial et psychologique des femmes prostituées, les thèmes de la violence, de l’agression et du suicide reviennent souvent dans ses dernières publications. Comme il le souligne, « les femmes prostituées au Canada connaissaient, au début des années 1990, un taux de mortalité quarante fois supérieur à la moyenne nationale et risquaient vingt fois plus l’assassinat. Ces taux sont peut-être encore plus élevés : les femmes prostituées seraient de soixante à cent vingt fois plus souvent agressées physiquement et victimes d’assassinat que tout autre groupe social. Chez les escortes, les tentatives de suicide et les taux de suicide sont les plus élevés au pays, toute catégorie sociale confondue ».

Pour Richard Poulin, qui ne cache pas ses postulats marxistes, l’argent public doit servir prioritairement à lutter contre la prostitution en soi plutôt que de viser à améliorer les conditions de cette activité. Selon lui, plutôt que d’aménager politiquement une zone légale qui favorise cette activité et qui en amplifie la présence sociale, mieux vaut offrir de façon soutenue une réinsertion sociale dans le monde de l’emploi, hors de la drogue et des milieux prostitutionnels.

Le professeur de sociologie de l’Université d’Ottawa a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour parler de ses dernières publications. Pour écouter cette entrevue, cliquez sur le lecteur du haut de cette page.

Bibliographie de l’entrevue
a) Cahiers de recherche sociologique, no. 45 (Liber, 2008)
b) Prostitution et traite des êtres humains, enjeux nationaux et internationaux (L’Interligne, 2009)
c) Les meurtres en série et de masse (Sisyphe, 2009)
d) Abolir la prostitution, manifeste (Sisyphe, 2006)