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Invitation

Guillaume Lamy a été analphabète, comme tout le monde. Il voulait écrire à propos de l’antithèse de l’analphabétisme, tout aussi navrante : celle des lettrés qui font l’économie de lire. Or, ce n’est pas à cette imposture qu’il s’adresse; plutôt au temps qui ne revient jamais sur ses pas. C’est contre ça que cet intervieweur amateur a décidé de résister. Pas dans le but de gagner : le vent ne se réchauffe pas en criant. L’intention était d’occuper les ondes afin de faire réaliser aux gens qu’ils mourront un jour et qu’ils ont fui trop longtemps la nécessaire connexion avec les centaines de générations humaines qui les ont précédés. Par le texte, le livre opère ce branchement à la conscience de ceux qui n’existent plus et rend possible la rencontre entre le nous d’hier et celui d’aujourd’hui. Mais, la littérature n’est pas une fin en soi. En l’auscultant comme l’organe d’une civilisation, c’est la question des moyens qu’elle pose : pourquoi autant de médias échouent là où le livre réussit? Parce que le livre survit au temps comme nul autre et que ses qualités les plus nobles fuient la censure, commémorent l’erreur autant que le mensonge et dévoilent les tactiques de domination. Il permet une prise de possession tranquille, ou brutale, de soi. Parlez-en à Frederick Douglass (1818-1895) qui s’est libéré de l’esclavage en échangeant des pains volés contre des leçons d’alphabet. Surtout, il faut remercier la science d’avoir autant fécondé la littérature depuis quelques siècles; parce que la vérité dissout formidablement mieux que la morale l’idée du suicide comme libération. La liberté est uniquement une prise de possession de soi : pas un anéantissement. En s’insérant entre soi et la réalité, le livre crée cette pause nécessaire à la distance critique et dévoile que le monde est autant un état de fait qu’un projet. Vous êtes donc invités, en toute estime, à suivre cette série, mais surtout à lire ces nombreux livres que vous avez toujours voulu prendre d’assaut tout en trouvant un prétexte pour faire mieux – ou pire.

L’équipe

Réalisation
Sébastien Goyette

Montage
Guyaume Robitaille

Caméras et son
Samuel de Chavigny (Cinéma, UQAM)
Annick Marion (Cinéma, UQAM)
David Sauriol (Cinéma, UQAM)
Fernand-Philippe Morin-Vargas (Cinéma, UQAM)
Guyaume Robitaille (Cinéma, UQAM)
Pierre-Marc Asselin (Cinéma, UQAM)
Céline Lafontaine (Cinéma, UQAM)
Élias Touil

Maquillage
Marianne Caron (contact)
Laurence Bourgoin (contact)
Suzy Galarneau (contact)
Geneviève Perron-Bélisle (contact)
Ana-Maria Cimpoia (contact)
Catherine LeMay (contact)

Anciens collaborateurs
Olivier Gratton-Gagné
(Maîtrise en communication, UQAM)
Maude Pugliese (doctorat en sociologie, Université de Chicago)
Larra Charles (Baccalauréat en philosophie, Université de Montréal)
Simon Vigneault (Baccalauréat en Animation et recherche culturelle, UQAM)
Marco Mollé (Baccalauréat en Animation et recherche culturelle, UQAM)
Julie Leclec (Baccalauréat en Animation et recherche culturelle, UQAM)

Nous écrire :

info@publications-universitaires.qc.ca