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Repenser le terrorisme, PUL, 2007

Entrevue avec Antoine Robitaille

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Le nouvel homme nouveau, Boréal, 2007

Les déterminants du quotient intellectuel (entrevue avec Serge Larivée)

déc 16th, 2008 par Guillaume Lamy | 7

D’abord, un constat : l’augmentation des scores de QI dans les sociétés occidentales est apparue en même temps que l’amélioration de la scolarité dans la population en général quant à la précocité, à l’accessibilité et à la durée, et ce, en partie due à la fréquentation scolaire obligatoire jusqu’à l’adolescence. Par ailleurs, que le QI soit un bon prédicateur de la réussite scolaire est un fait reconnu. Alors qu’on tend à percevoir la durée de la scolarisation comme la conséquence d’un QI élevé, de plus en plus d’auteurs montrent que cette relation n’est pas à sens unique : la durée de la fréquentation scolaire permet aussi le développement des habiletés intellectuelles. (Serge Larivée, Multimondes, 2008)

Cette semaine, au menu, les Publications universitaires abordent le sujet délicat de l’intelligence humaine. Sergé Larivée, professeur de psychoéducation à l’Université de Montréal et directeur de la revue de psychoéducation depuis 30 ans en est à son deuxième tome sur le sujet du quotient intellectuel. Dans son dernier livre, Le Quotient intellectuel : ses déterminants et son avenir (Multimonde, 2008), le professeur titulaire s’est adonné à un travail « complètement fou » de synthèse de tout ce qu’on sait sur le sujet.

Avec plus de 700 pages à interligne très compacte, il était évident que Serge Larivée en avait long à dire. Cet épistémologue et pourfendeur des pseudiosciences était donc l’invité d’honneur idéal pour la dernière émission de la troisième saison des Publications universitaires. Dans cette entrevue de 50 minutes, le lauréat du prix sceptique de l’année 2002 répond, entre autres, aux questions suivantes :

  • Quand et pourquoi ont été créés les premiers tests de QI?
  • Est-ce que le QI représente toutes les formes d’intelligence?
  • Peut-on tricher à un test de QI?
  • L’allaitement maternel favorise-t-il le développement de l’intelligence?
  • Le QI est-il héréditaire?
  • Est-il vrai que l’être humain n’utilise-t-il que 10% de son cerveau?
  • Quelles sont les différences qualitatives de l’intelligence entre les hommes et les femmes?

Pour écoutez cette entrevue, cliquez sur le lecteur ci-dessous :

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7 Comments on “Les déterminants du quotient intellectuel (entrevue avec Serge Larivée)”


  1. Hnk a écrit :

    Bonjour,

    Comment ce Serge Larivée peut-il se prétendre un pourfendeur des « fraudes et pseudo-sciences », quand le concept de QI en est justement une belle, de fraude pseudo-scientifique ? Il n’y a aucune définition empiriquement fondée et bien testée du concept d’ « intelligence ». L’invention des tests de QI n’a absolument rien à voir avec la version qu’en donne M. Larivée : ils ont été inventés par Alfred Binet pour pouvoir prouver « scientifiquement » la supériorité de la « race blanche » sur les autres « races ». C’est là précisément la définition de la pseudo-science : on sait d’avance ce que l’on va trouver ! Les tests de QI ne mesurent pas l’intelligence, tout simplement parce que personne dans la communauté scientifique ne s’accorde sur une définition satisfaisante du concept d’ « intelligence ». Le test de QI est la version moderne du thème astral en astrologie !

    Je ne sais pas comment les choses sont au Québec (je ne suis qu’un « maudit français »), mais en France, la plupart des partisans de la scientificité du QI sont des gens qui, politiquement, se situent très à droite, avec une préférence pour l’eugénisme, l’élitisme et la haine de la démocratie ; ce qui n’est que logique quand on connaît les véritables origines de la création de ce concept fumeux (voir plus haut).

    Pour plus d’informations, voir sur le site très intéressant charlatans.info :

    http://charlatans.info/quotient-intellectuel.php

    http://charlatans.info/quotient.shtml


  2. carole a écrit :

    Serge Larivée fait partie des sceptiques québecois, dont il a déjà été évoqué quelques vues utilitaristes de la société, comme les Brights. Alors le Qi la dedans, c’est CQFD…


  3. Cyrille CHAGNON a écrit :

    Rires…

    Ce qui est amusant chez les détracteurs du QI, comme Hnk, c’est qu’ils disent tant de conneries. Et souvent les mêmes.

    A) Le QI n’a pas été inventé par Binet. Je vous laisse chercher dans un livre de Serge Larivée qui s’appelle « L’Intelligence ». Ou un autre livre sérieux écrit par un psychologue.

    B) Alfred Binet n’a pas construit des tests « pour montrer la supériorité de la race blance et de la race noire ». Autre connerie. Il faut revoir ton histoire.

    C) Je ne vois pas quel crédit peut avoir le « pamphlet anti-QI » d’un généticien (charlatans.info). Même si il est bien écrit. Même si il parle bien d’utilisations abusives du QI à travers le chercheur Jensen. Ou des fraudes de Burt. Mais il élude bien des travaux là aussi.
    Le QI est étudié dans des comités à revue de lecture. Plusieurs mêmes. Donc rien à voir avec les pseudos-sciences !
    Que les généticiens nous développent des modèles plausibles de l’expression phénotypique au lieu de parler d’un sujet qui les dépasse !

    D) Aucun chercheur sérieux sur l’Intelligence ne prétend donner la mesure de l’Intelligence (et je ne suis qu’étudiant). Avec des tests de QI ou d’autres tests, d’ailleurs.

    E) Le QI, c’est très scientifique, construit avec rigueur. D’ailleurs des théoriciens de théories alternatives (Sternberg, Gardner) ne conteste pas sa « légitimité » dans certaines compréhensions de ce que peut être l’Intelligence. Donc le « En réalité on ne sait pas très bien ce que ce test mesure exactement » est sans fondement !
    Il existe beaucoup de travaux, hors France, d’ailleurs sur le sujet.

    F) Je ne suis ni « très à droite », ni eugéniste, et je n’ai pas la haine de la démocratie.
    Elitiste, oui, je suis.

    Pour en savoir plus sur l’Intelligence, ma page:
    http://cyrille.chagnon.free.fr/Psychologie/dif_Intelligence.htm

    Pour en savoir plus sur mon amour pour les différentes formes d’Intelligence:
    http://www2.france-jeunes.net/lire-les-intelligences-selon-les-cultures-22061.htm


  4. Hnk a écrit :

    Bonjour,

    @ « Cyrille Chagnon » :

    Il n’y a que la vérité qui blesse. D’où l’emploi de termes injurieux au lieu de toute argumentation sérieuse et de réponses précises aux arguments avancés. On n’est plus ici dans le domaine de la discussion rationnelle et respectueuse, mais dans celui de l’anathème, donc de la foi. Du coup, j’admets que l’on n’est effectivement pas dans le domaine de la pseudo-science : on est dans celui de la croyance de type religieux, tout simplement.

    Je persiste et je signe : le QI ne mesure rien (vu qu’on ne sait pas ce qu’il mesure). Il s’agit d’un exemple achevé de pseudo-science utilisé è des fins politiques : ayant moi-même, en tant qu’ancien enfant soi-disant « surdoué » (ou « précoce », il en faut pour tous les goûts), fréquenté certaines « institutions » spécialisées dans ce qu’il faut bien appeler un marché pour les gogos que l’on a adroitement convaincu que leur enfant est un petit génie, je sais d’expérience le discours qui y est tenu, qui est effectivement élitiste, et donc – ne vous en déplaise – anti-démocratique.

    Enfin, vous dites : « Le QI est étudié dans des comités è revue de lecture. Plusieurs mêmes. Donc rien è voir avec les pseudos-sciences ! ». Le fait qu’un article soit publié dans une revue è comité de lecture n’est pas, malheureusement, une garantie infaillible de sérieux et/ou de scientificité, et ne justifie pas qu’on abandonne è son sujet toute forme d’esprit critique, comme vous le faites. Avez-vous déjè entendu parler de « l’affaire Sokal » (qu’on devrait plutôt appeler « affaire Social Text ») ?

    http://www.nous.org.uk/Sokal.html

    Vos pseudo-arguments en faveur de la scientificité du QI sont de la même eau que les élucubrations de Lacan et consorts fustigées par Sokal et Bricmont dans leur livre « Impostures intellectuelles ». A partir de lè, on a, comme je l’ai déjè dit plus haut, quitté la sphère de la discussion rationnelle et scientifique, conduite de manière respectueuse, et on a atteint sans effort le monde parallèle de la croyance de type religieux, avec ses anathèmes et ses insultes en guise d’arguments.

    C’est quand elles se drapent frauduleusement du manteau de la science que les impostures pseudo-scientifiques doivent être combattues le plus impitoyablement. Il n’y a lè pas de quoi « rire ».


  5. laszlo a écrit :

    Hnk (Hank) qui se s’offusque des injures, est ce même type qui s’est fait virer du site des sceptiques du Québec à maintes reprises pour insultes et injures. MDR


  6. Lang a écrit :

    Larivée plaidant le lien QI et allaitement au sein maternel fait un peu sourire. Un vrai scientifique doit faire une recherche exhaustive de documentation et proposer les biais dénoncés pour une série d’études. La sélectivité d’informations n’est pas une démarche scientifique.

    Exemple parmi tant d’autres :
     » L’allaitement présente de nombreuses vertus, mais pas celle d’augmenter l’intelligence de bébé ! Des scientifiques écossais viennent ainsi remettre en cause une longue série d’études qui avaient trouvé une corrélation entre l’allaitement maternel et un meilleur score aux tests d’intelligence.

    L’étude porte sur près de 3 000 mères et leurs 5 000 enfants nés aux Etats-Unis. A première vue, les enfants allaités avaient un score de QI plus élevé que les autres. Mais les chercheurs ont alors souligné un biais (présent dans les études précédentes) : les mères allaitantes appartiennent à des milieux plus aisés, favorisant ainsi l’éducation des enfants. De plus, ces femmes avaient en moyenne un QI plus élevé. Une fois enlevé ce biais statistique, la différence n’était plus que d’un demi-point de QI en fonction du mode d’alimentation des bébés. Ces résultats ont d’ailleurs été largement confirmés par l’étude d’enfants nés dans la même famille, leur alimentation infantile n’influe pas sur leur QI. Ce travail tend à relier les performances intellectuelles de l’enfant à celles de leur mère. Ce qui confirmerait de précédents travaux, qui avaient montré que le père n’était pas pour grand chose dans l’intellect de ses enfants…

    Mais cette étude ne remet pas en cause les très nombreuses vertus avérées de l’allaitement maternel, considéré par l’Organisation Mondiale de la Santé comme l’alimentation la mieux adaptée aux nourrissons.

    Source : BMJ, publication en ligne octobre 2006. »

    PS : le type qui s’est fait virer de Sceptiques du Québec pour insultes et injures, particulièrement sur les plus puants énergumènes de ce forum, c’est moi. Et pas le dénommé nk pus haut.


  7. Lang a écrit :

    http://www.bmj.com/cgi/rapidpdf/bmj.38978.699583.55v1

    Ici, il s’agit entre autres d’une d’une méta-analyse, qui conclut ainsi :

    Conclusions : Breast feeding has little or no effect on
    intelligence in children. While breast feeding has many
    advantages for the child and mother, enhancement of the
    child’s intelligence is unlikely to be among them.

    Bref, ce psychoéducateur Serge Larivée, qui tient son même poste de travail depuis 40 ans, est un dinosaure n’ayant rien d’un scientifique mais tout d’un idéologue, encore moins d’un pourfendeur des fraudes scientifiques. Il embarque avec lui ces idées raciologues et ségrégationnistes des années 50 et 60, qu’il a bien assimilées durant sa jeunesse et n’a jamais remises en question.
    Les biais pour ce bonhomme, ne sont pas ce qui fausse les résultats par des paramètres qui s’insèrent, mais ces études qu’il écarte d’un revers de la main de ses convictions raciales bien incrustées, clairement inspirées des travaux de Rushton, Lynn, etc, L’omission d’informations et le n’importequoitisme sont sa méthodologie.

    Lors de l’affaire du Pr Mailloux à la tééoche, le plus dommageable est que tout se soit focalisé sur cet abruti de Mailloux, alors que le théoricien des races est plus particulièrement ce Serge Larivée.

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