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Entrevue avec Jean-François Payette

Jean-François Payette termine un doctorant en science politique à l’UQAM. Âgé de 30 ans, il ne perd pas son temps, Introduction critique aux relations internationale (PUQ, 2009) est son troisième livre dans le champ des sciences politiques. Cet ouvrage d’une centaine de pages, n’est pas qu’une critique de la forme que prennent les relations internationales au Québec, mais également une proposition d’un modèle à établir : la paradiplomatie identitaire.

Dans cette adaptation de son mémoire de maîtrise dirigé par Louise Beaudouin et codirigé par Bernard Landry, Jean-François Payette joue carte sur table et ne cache pas ses allégeances politiques qui sont très clairement affirmées au tout début du livre en exergue : « rien n’est plus tragique que d’assister, impuissant, au refus d’un peuple à s’autogouverner, et de le voir choisir – en toute connaissance de cause – l’aliénation et la servitude ». Le concept de paradiplomatie qu’il reprend et augmente se veut un dépassement des limites de la doctrine Gérin-Lajoie fondée sur l’extension au niveau internationale des compétences provinciales telles que définies dans la constitution canadienne. Elle est la forme de diplomatie internationale qui donne le plus de présence aux nations sans État comme le Québec.

Jean-François Payette s’est déplacé aux studios de CHOQ FM pour parler plus en détails de son dernier livre. Pour écouter la première partie de cette entrevue à propos de sa critique des relations internationales, cliquez sur le lecteur ci-dessous.

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Deuxième partie

Autrement, les travaux de Jean-François Payette ne se limitent pas qu’au monde politique Québécois. Après avoir donné un cours sur la pensée d’Albert Camus à l’UQAM, en compagnie de Lawrence Olivier, il a eu l’idée de réunir plusieurs textes qui étudient et analysent l’œuvre et la vie de ce personnage. Dans Camus : Nouveaux regards sur sa vie et son œuvre (PUQ, 2007), Payette rappelle que ce dernier « a été symboliquement exclu du prestigieux cénacle des intellectuels parisiens ayant dominé la scène intellectuelle de l’après-guerre ». Selon lui, la lucidité dont faisait preuve Camus a été à la source de ce manque de reconnaissance. C’est pourquoi dans l’article qui porte son nom, le jeune doctorant visait à « problématiser le phénomène de lucidité chez Camus » puisqu’il s’agit un des traits qui représente bien l’identité du personnage.

Pour Camus, dit-il, « il n’est pas question de faire des concessions lorsqu’il est question de vérité, et il n’est pas plus question de se mentir à soi-même, même si l’on découvre la vérité là où on ne si attendait pas. Si une vérité se trouve à droite idéologiquement, alors la lucidité exige dans son essence même que l’on prenne acte d’un tel fait, ce que les intellectuels de gauche refusaient catégoriquement ». Camus « prendra conscience des dangers de rester rivé à l’idéal et à la finalité du projet marxiste, surtout en refusant aveuglément de regarder en face le lourd prix à payer en matière, notamment, de sacrifice humain et d’aliénation de la liberté pour cette transformation au nom de la fin de l’Histoire et du bonheur promis – s’y objectera fervemment. L’adhésion idéologique complète et inconditionnelle qu’exigeait le communisme était d’autant plus pernicieuse que la structure idéologique de ce dernier […] assujettissait les consciences ». Cette droiture, cette lucidité et ce refus de considérer l’humain autrement que comme une fin lui méritera un ennemi célèbre et donnera naissance à une rivalité bien connu avec son ami d’antan, Jean-Paul Sartre.

En deuxième partie d’entrevue, Jean-François Payette explique plus en détail son analyse de la pensée et de la présence d’Albert Camus. Pour écouter cette seconde partie, cliquez  sur le lecteur ci-dessous.

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