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Polytechnique 20 ans plus tard (entrevue avec Mélissa Blais)

Mélissa Blais est professionnelle de recherche à l’IREF. Depuis quelques années, elle s’intéresse aux diverses réceptions du discours féministe dans la société. En 2008, elle codirigeait en compagnie de Francis Dupuis-Déri, un collectif sur les mouvements masculinistes qui, selon eux, incarnent plusieurs tonalités très audibles d’antiféminisme.

Dans « J’haïs les féministes » le 6 décembre et ses suites (Remue-ménage, 2009), Mélissa Blais poursuit son analyse de la réception du discours féministe dans la société en étudiant l’évolution des interprétations qui ont été faites de la tuerie à l’École Polytechnique en 1989. Selon ses travaux, deux interprétations concurrentes se sont affrontées à la suite de ce massacre pour définir la mémoire collective par rapport à cet événement.

L’analyse qu’elle fait de tout ce qui s’est écrit sur le drame dans les journaux canadiens, tant francophones qu’anglophones, depuis le lendemain du 6 décembre 1989, met de l’avant une opposition entre deux interprétations. La première, majoritaire, veut que le geste de Marc Lépine soit un acte de folie et que sa condition psychologique suffise à en expliquer le déroulement. L’autre interprétation, minoritaire, défendue par Mélissa Blais et par une majorité de féministes,  met l’accent sur le caractère politique de l’acte en soulignant que « l’auteur de la tuerie à Polytechnique a ouvertement annoncé ses positions politiques », même par écrit; où il expliquait, qu’il fallait en finir avec le féminisme.

Dans son livre, Mélissa Blais traite de l’occultation de cette deuxième interprétation et de l’hostilité qui lui a été réservée dans la majorité du discours social généré à la suite de cet événement. À la suite du drame, dit-elle, « la manière dont sont traitées – ou non – les mobilisations féministes par les médias à grand tirage révèle certaines résistances à la fois subtiles et explicites à l’endroit du féminisme. » Pour la chercheuse et doctorante en sociologie à l’UQAM, les médias jouent le rôle de vecteurs de mémoire dans la société.  Des luttes ont lieu dans les champs médiatiques et politiques pour favoriser des interprétations, plutôt que d’autres, par rapport aux événements de l’Histoire. Son travail visait donc à s’insérer dans cette lutte pour façonner une interprétation féministe de la mémoire collective de cette tuerie.

Mélissa Blais a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est rendue aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter cette entrevue :

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