buy zoloft ambulatory improvement buy clonidine process care buy strattera AIHA Coverage cells buy lexapro Langerhans Conference buy neurontin education buy coumadin coinsurance
buy tetracycline online

Mouvements sociaux et droits fondamentaux (entrevue avec Dorval Brunelle)

Si les mouvements jouent un rôle déterminant dans la revendication et la reconnaissance des droits, par où transitent les revendications des investisseurs et des banquiers ? Pourquoi ceux-ci n’ont-ils pas besoin de mouvements sociaux pour défendre leurs intérêts ? Bien sûr, banquiers et investisseurs disposent de leurs propres associations de banquiers, organisations professionnelles, chambres de commerce, groupes d’intérêts et autres lobbies qui, non seulement ont un accès direct et privilégié au pouvoir politique, mais qui jouissent surtout d’une véritable rente de situation à travers le mécanisme de la circulation des élites et celui de la cooptation des postes. Ces alliances, ces accords et ces accointances assurent la pleine reconnaissance et la plus grande effectivité à ces droits.
(Dorval Brunelle, PUL, 2009)

Dorval Brunelle enseigne la sociologie de la mondialisation et du droit à l’UQAM depuis de nombreuses années. Depuis le début des années 1980, il a écrit sur de nombreux sujets : les partenariats public-privés, le libre-échange en Amérique, la globalisation et aussi sur les mouvements sociaux de l’Amérique latine.

C’est dans la collection verbatim des Presses de l’Université Laval, qu’il a publié une de ses dernières conférences. Dans L’autre société civile, les mouvements sociaux et la lutte pour les droits fondamentaux, l’actuel directeur de l’Institut d’Études Internationales de Montréal (IEIM) explique qu’aujourd’hui les mouvements sociaux sont considérés comme des sources essentiels de progrès puisqu’en permettant « aux exclus d’hier d’accéder à la pleine citoyenneté »,  ces mouvement « jouent un rôle déterminant dans la construction de la société et dans le changement social ».

Son dernier livre effectue un bon rappel des ambitions fondamentales et du contexte de la Déclaration universelles des droits de l’homme, de la transformation importante du système international de l’ONU depuis sa création, de la hiérarchie qui a pris place entre les droits sociaux et politiques par rapport aux droits des biens et de la propriété. Le professeur explique aussi les liens entre la fin de la Guerre froide et l’érection de « la libéralisation des marchés qui prend nettement le dessus sur tous les autres enjeux à compter de la chute du mur de Berlin, comme en témoigne la multiplication des accords de libre-échange négociés entre les pays » et « la montée en puissance d’organisations internationales à vocation économique comme la Banque mondiale, le FMI et surtout l’OMC ». Mais, rappelle-t-il, « loin de s’être avéré un grand égalisateur ou même un grand régulateur, comme certains l’ont prétendu, le recours au marché a plutôt produit exactement l’inverse, il a accru les inégalités comme jamais et il a semé la discorde – voire le chaos – partout où il s’est imposé. »

Dorval Brunelle ne fait pas preuve d’angélisme en ce qui concerne le progrès et les luttes qui lui sont nécessaires pour l’obtention et le maintient des droits. « Il faut rappeler, dit-il, que les droits fondamentaux et les droits sociaux sont, toujours et partout, le résultat de rapports de force et que le maintient de ce rapport est essentiel pour assurer la reconnaissance même des droits en question. »

Dorval Brunelle a accepté l’invitation des Publications universitaires et s’est rendu aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter cette entrevue :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Cette entrevue est aussi disponible en format MP3 en cliquant ici.