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Le fédéralisme multinational (entrevue avec Alain-G. Gagnon

Professeur au département de sciences politiques de l’UQAM, Alain-G. Gagnon s’intéresse beaucoup aux rapports entre groupes minoritaires et majoritaires au sein des États multinationaux.  Ses recherches sur les diverses formes de fédéralisme et d’autonomie politique le font voyager beaucoup dans le monde. En 2007, il était récompensé du prix Josep Maria Vilaseca i Marcet pour son dernier livre : La Raison du plus fort. Plaidoyer pour le fédéralisme multinational (Québec-Amérique).

Dans ce dernier livre, il s’adonne à une analyse comparée des problématiques qui sont au cœur des fédérations canadiennes et espagnoles. Pour lui, les cas du Québec et de la Catalogne ont beaucoup en commun puisqu’on y observe des tensions et des rapports similaires entre ces provinces et leur gouvernement central.

Dans le cas canadien, Alain-G. Gagnon distingue deux types de fédéralisme en fonction de deux intellectuels : le fédéralisme procéduraliste de Pierre-Elliott Trudeau et « sa contrepartie philosophique de nature communautariste avancée par Charles Taylor ». Ces deux types de fédération, sont « sous-tendus par des visées politiques distinctes. D’une part, les fédérations dites territoriales [comme celle définie par Pierre-Elliott Trudeau] proposent de traiter de façon identique tous les citoyens d’un pays donné et, d’autre part, le fédéralisme multinational [qui s’inspire de la philosophie de Taylor] prévoit des mesures équitables permettant d’offrir aux membres de chacune des communautés nationales cohabitant au sein d’une fédération les mêmes possibilités d’accomplissement. »

Au sujet du succès et du bon fonctionnement des fédérations dans le temps, il dit que cela « dépend pour une bonne part de la capacité du groupe majoritaire à accepter que les canaux politiques demeurent ouverts aux négociations et à l’actualisation des demandes par les divers acteurs ». C’est ce qui fait que le fédéralisme qui s’applique indistinctement et uniformément sur l’intégralité de son territoire est à revoir si ces États fédérés veulent se garantir une survie à long terme.  « La transition du fédéralisme territorial au fédéralisme multinational constitue un pas qualitatif majeur pour les nations minoritaires, car ce progrès constitue la condition de liberté par excellence au sein des États existants. »

Le fédéralisme multinational du directeur de la collection Débats chez Québec-Amérique en est donc un d’ouverture aux revendications des groupes minoritaires. Ainsi, « il faut donc […] se demander, dit-il, pourquoi les leaders politiques canadiens contribuent autant à la cause sécessionniste [du Québec] en tournant le dos aux principales revendications québécoises, alors qu’ils devraient faire montre d’une plus grande empathie – comme le Royaume-Uni le fait pour les Écossais ou encore la France pour la Nouvelle-Calédonie ».

Alain-G. Gagnon a accepté l’invitation des Publications universitaires. Il s’est déplacé aux studios de CHOQ FM pour parler de son dernier livre. Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter cette entrevue :

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