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Category: Livres

La conquête de la Nouvelle-France

Revisitez la conquête de la Nouvelle-France dans une entrevue avec Denis Vaugeois, éditeur chez Septentrion et autrefois et ministre de la Culture sous René Lévesque, au sujet des deux tomes de Vivre la Conquête (Septentrion, 2013, 2014).

Anorexie, la mort au centre de l’assiette

Fondateur de la section de médecine de l’adolescence à l’hôpital Sainte-Justine, Dr Jean Wilkins est le premier spécialiste de l’anorexie chez les adolescents dans toute la francophonie. Dans Adolescentes anorexiques. Plaidoyer pour une approche clinique humaine (PUM, 2012), Jean Wilkins condense 35 ans d’expérience avec ces jeunes qui préfèrent parfois la mort à la nourriture. Pour lui, l’anorexie découle d’un trouble du développement identitaire. C’est pourquoi il a développé, avec le temps, une approche anti-autoritaire fondée sur la confiance et l’accompagnement plutôt que sur le contrôle et la morale.

Les Hurons-Wendats : la quasi-disparition d’un peuple

Décimés par les épidémies amenées par les Européens, humiliés et exilés après la défaite finale qui fit disparaître la Huronie de la carte en 1650 et pratiquement aspirés par l’assimilation et l’industrialisation du XIXe siècle, les Hurons-Wendats ont vécu quatre siècles de tragédies. Dans son ouvrage Les Wendats du Québec. Territoire, économie et identité, 1650-1930 (Éditions GID, 2013), Alain Beaulieu, professeur d’histoire amérindienne à l’UQAM, a voulu faire connaître l’histoire de ce peuple qui a survécu à l’extinction.

Les prisonniers politiques au Québec

Pour Jean-Philippe Warren, l’histoire du Canada français n’est pas un long fleuve tranquille. Le mouton, qui fut pendant longtemps l’animal emblématique des Québécois, représente assez mal notre réalité historique, car les bombes, les terroristes, les rebelles et leurs armes ont souvent bousculé la trajectoire politique du Québec. Dans Histoire des prisonniers politiques au Québec (VLB, 2013), le professeur de sociologie à l’Université Concordia réunit les crimes politiques québécois les plus marquants et les procès d’État qui les ont suivis.

Démocratie : histoire d’un malentendu

Pour Francis Dupuis-Déri, la démocratie n’est pas celle que l’on croit et son histoire est encore plus méconnue. Détestée et ridiculisée pendant des siècles, la démocratie était vue comme le pire des régimes pendant des générations en Occident. Dans Démocratie. Histoire politique d’un mot (Lux éditeur, 2013), le professeur au Département de science politique de l’UQAM conclut avec fracas : le Canada n’est pas une démocratie et ne l’a jamais été.

Avortement et contraception pendant la Grande noirceur

Suzanne Marchand est ethnologue et muséologue. Elle a passé 10 ans de sa vie dans les archives pour tout savoir sur une époque où la contraception était un délit et l’avortement, un crime. Constamment moralisées par les autorités cléricales, les Québécoises d’avant la Révolution tranquille devaient savoir redoubler d’astuces pour résister aux impératifs religieux qui tentaient de s’approprier leur corps. C’est ce qu’on peut lire dans son livre Partir pour la famille : fécondité, grossesse et accouchement au Québec, 1900 à 1950 (Septentrion, 2012).

Dans les rouages du Parti libéral

Fondateur de l’Association québécoise d’histoire politique, Michel Lévesque étudie depuis une vingtaine d’années l’histoire de la plus ancienne formation politique au Québec : le Parti libéral. Dans son livre Histoire du Parti libéral au Québec. La nébuleuse politique. 1867-1960 (Septentrion, 2013), Michel Lévesque lève le voile sur les finances occultes du doyen des partis qui a dominé l’histoire politique du XXe siècle au Québec.

Dépression, cancer du siècle

On ne choisit jamais son ombre, car les lumières ne relèvent pas de l’individu, mais plutôt de son environnement. C’est à partir de cet angle que Marcelo Otero appréhende la dépression de masse dans son livre L’Ombre portée, l’individualité à l’épreuve de la dépression (Boréal, 2011). Les gens pris isolément n’ont aucune souveraineté à l’égard des transformations mondiales qui bouleversent l’organisation du travail et la place qu’il occupe dans la vie active depuis quelques décennies. Pour le professeur de sociologie à l’UQAM, les antidépresseurs s’?attaquent uniquement aux effets et jamais aux causes de la dépression. Pour comprendre l’épidémie actuelle de cette pathologie de l’action vécue comme une paralysie de la vie active, il faut mettre en cause l’accélération des impératifs de production et de performance dans l’univers du travail et toute l’échelle de valeur qui en découle. Alors que le médecin traite l’individu dans une dimension clinique, le sociologue qu’est Marcelo Otero cherche plutôt à dévoiler les causes sociales de la source la plus importante d’invalidité en ce début de siècle.

La transformation des liens sociaux à l’ère du numérique

Pour André Mondoux, le milieu des années 1970 est une période charnière dans l’histoire des technologie numériques. Cette décennie correspond à l’origine d’une transformation majeure qui a marqué la fin au monopole par l’État et les grandes entreprises sur les technologies numériques. Le début de la marchandisation de masse des ordinateurs destinés au grand public permet au nouveau professeur à l’École des médias de l’UQAM de souligner que le développement technologique n’est pas sans effet sur le cours des sociétés. La technologie se présente comme un système et sa force, analogue à celle du vent, oblige les gens et les sociétés à s’y adapter. Engendrant une sorte d’effet de cliquet, le progrès technique rend impossible le retour en arrière et finit toujours par se rendre indispensable. C’est ce qu’on comprend en lisant son livre, Histoire des technologies numériques de 1945 à nos jours, publié aux éditions Nota Bene.

D’une culture à l’autre : observer l’interaction entre sciences et littérature


Professeur depuis 20 ans au département d’études littéraires de l’UQAM, Jean-François Chassay scrute l’influence de la science dans la littérature. Même si on omet systématiquement de l’envisager sous cet angle, la science a tous les traits d’une culture. Les nombreuses déclinaisons de la science (physique, chimie, mathématique, génétique) s’insèrent même profondément dans les formes de la culture : en littérature, au théâtre comme au cinéma. Pour le professeur romancier, les découvertes scientifiques comme la bombe nucléaire ou l’évolution des espèces ont bouleversé la trajectoire de plusieurs auteurs et ont produit des représentations parfois complètement déformées des grands visages du monde savant comme Einstein et Darwin; parfois en les glorifiants, d’autres fois en les diabolisant. En d’autres mots, la littérature ressemble au laboratoire où s’incarnent tous les espoirs et les craintes d’une humanité qui apprivoise petit à petit l’accumulation du savoir qu’elle rassemble sur la réalité.

Cinq décennies de développement économique

Pierre Fortin, étudie l’évolution économique du Québec depuis les années 1970. Dans le cadre d’un livre sur les 50 ans de la Révolution tranquille (Boréal, 2011), le professeur émérite du Département des sciences économiques de l’UQAM a voulu faire le bilan des défis qui ont été relevés depuis le passage au pouvoir de l’équipe du tonnerre de Jean Lesage en 1960. Contrairement à ce qu’on peut entendre, Pierre Fortin affirme que l’essentiel du rattrapage économique du Québec s’est effectué grâce au modèle québécois plutôt qu’en dépit de lui. Loin d’être un boulet, c’est la saine utilisation des leviers collectifs qui a pavé la voie au développement accéléré du Québec par rapport à sa province voisine : l’Ontario. Malgré tous les défis qui se dressent devant nous, l’économiste au CV de 100 pages conclut qu’un accomplissement bien particulier permet aux Québécois d’être fiers de leur parcours depuis cinq décennies : celui d’avoir fait du Québec l’endroit le moins inégalitaire en Amérique du Nord.

Prostitution et droit des femmes

Pour Maria-Nengeh Mensah, historienne du mouvement féministe, il n’y a pas de doute, les revendications des travailleuses du sexe prolongent le sens des luttes pour les droits des femmes. La liberté de disposer de son corps, obtenue de haute lutte depuis les années soixante, doit aussi permettre de décriminaliser celles qui exercent le travail du sexe; car toute position contraire ne contribue qu’à leur marginalisation; c’est l’avis que partagent Louise Topin Claire Thiboutot et Maria-Nengeh Mensah dans leur livre publié aux éditions Remue-Ménage Luttes XXX : Inspirations du mouvement des travailleuses du sexe. Derrière cette anthologie des textes les plus importants en faveur des droits des travailleuses du sexe se trouve l’ambition d’une transmission : rendre accessibles les textes fondamentaux aux prochaines générations de féministes qui auront à penser ce sujet délicat; parce qu’il faut, estime la professeure en travail social à l’UQAM, nécessairement pouvoir réfléchir cette réalité en dehors des jugements de valeur.